Après des années de polémiques, de plaintes et d’accusations diverses, ce qu’on a appelé l’ « affaire Charles Trenet » semble trouver un dénouement.
Voici un rappel des faits pour y voir plus clair.
L’Histoire
Au décès de Charles Trenet en 2001, le testament rédigé par la main de ce dernier fait de son secrétaire particulier, Georges El Assidi, son seul et unique héritier.
La première action en justice entamée après cette révélation est le dépôt de plainte de la famille restante du « fou chantant », Lucienne et Wulfran Trenet, respectivement demi-sœur et neveu de l’artiste qui contestent la validité du testament, et accusent Georges El Assidi d’avoir obtenu le document par la contrainte.
Bien que certains témoignages apportés par la famille Trenet restent troublant, il n’y a aucune preuve de ce qu’ils affirment et la justice donnera raison à Georges El Assidi.
Celui-ci, héritier d’une fortune s’élevant à près de 3 millions d’euros mène une vie luxueuse et dépense sans compter.
La société NEST A/S
En 2006, perclus de dettes et harcelé par le fisc auquel il n’a déclaré aucun revenu depuis 5 ans, Georges El Assidi est recommandé par un ami aux bons soins de Maurice Khardine et de Johan Schlüter. Les deux hommes lui proposent de créer une société au Danemark qui portera le nom de NEST A/S (l’équivalent de S.A en France) dont Georges El Assidi possédera 70% des droits de vote.
Cette société aura deux missions : protéger le patrimoine du chanteur défunt et promouvoir l’image de l’artiste au millier de chansons, avec, par exemple, la création d’un musée.
Mais en 2007, Georges El Assidi porte plainte contre Maurice Khardine et Johan Schlüter en les accusant d’escroquerie.
Il n’aurait, selon ses dires, plus accès à son héritage dont l’aurait spolié les dirigeants de NEST A/S. Maurice Khardine et Johan Schlüter se défendent en arguant du fait qu’ils ont surtout passé beaucoup de temps à freiner les ardeurs dépensières de Georges El Assidi qui, pour éponger ses dettes, a contracté plusieurs emprunts.
Les poursuites judiciaires
Maurice Khardine et Johan Schlüter sont condamnés par la Justice Française mais font appel de cette décision.
Le 10 avril 2015, la Cour d’Appel de Paris prononce la relaxe de Maurice Khardine mettant fin à plusieurs années de procédures juridiques.
Qui, aujourd’hui, va s’occuper de faire perdurer la mémoire du grand Charles ?
Leave a Comment