La bataille juridique engagée en 2001 autour du patrimoine de Charles Trenet continue à faire rage dans les tribunaux.
Georges El Assidi est l’héritier du grand Charles et au décès de ce dernier, il reçoit un legs de plus de 3 millions d’euros.
Constitué en partie d’objets de valeur et de propriétés (une à Antibes, l’autre à Aix-en-Provence), l’héritage comprend aussi les revenus des droits d’auteur du « fou chantant » estimés entre 500 000 et 800 000 euros par an et gérés par la maison d’éditions musicales Raoul Breton appartenant à Charles Aznavour et dirigée par Gérard Davoust, également Président d’Honneur de la SACEM.
En 2005, Georges El Assidi connait de gros problèmes financiers avec des dettes qui s’accumulent causées par un train de vie trop luxueux.
Il s’en remet à la société danoise NEST/AS qui va prendre en charge la gestion de ce patrimoine et tenter de promouvoir la mémoire de Charles Trenet. Georges El Assidi reçoit 70 % des droits de vote de cette société et devient décisionnaire majoritaire.
Pourtant, il porte plainte pour escroquerie en 2007 contre les dirigeants de NEST A/S, Maurice Khardine et Johan Schlüter. Les deux hommes sont même condamnés en France avec l’émission d’un mandat d’arrêt international.
La procédure va durer 8 ans mais le 10 avril 2015, le Cour d’Appel de Paris prononce la relaxe de Maurice Khardine.
On croyait l’histoire arrivée à son terme mais ces derniers jours, Maurice Khardine porte plainte pour blanchiment d’argent en bande organisée contre la maison d’éditions Raoul Breton.
Celle-ci ayant refusé en 2007 une expertise mandatée par la justice, Maurice Khardine engage un enquêteur chargé de faire la lumière sur tout cela.
Il dit détenir des preuves de détournements de droits d’auteur par l’intermédiaire de comptes offshores ouvert à Jersey et à l’île Maurice pour des sommes dépassant les 700 000 euros.
L’histoire juridique continue donc avec une information judiciaire ouverte par le Parquet de Paris.
Affaire à suivre.
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